Daiwa a une habitude qui agace les pêcheurs et qui ravit les boutiques : sortir le même leurre en deux densités, et laisser le client se débrouiller. Le D-Jerkbait SW 112 existe en F, flottant, 14,3 g, et en S, coulant, 16,2 g, même corps de 11,2 cm, mêmes coloris, même prix. Sur l’étagère, rien ne les distingue à part une lettre. Sur l’eau, ce sont deux leurres qui ne pêchent pas les mêmes postes, pas les mêmes profondeurs et pas avec les mêmes animations, et le mauvais choix te laissera soit un leurre qui gratte le fond, soit un leurre qui passe deux mètres au-dessus des bars. Je vais te dire lequel acheter selon ta pêche, et pourquoi la bonne réponse est souvent les deux.
Ce guide est pour toi si tu pêches le bar au jerkbait du bord ou en bateau, en Manche, en Atlantique ou en Méditerranée, et que tu hésites entre le D-Jerkbait SW 112 F et le D-Jerkbait SW 112 S. Je m’appuie sur les caractéristiques publiées par le fabricant et le revendeur, et sur la logique de la densité d’un jerkbait, sans inventer de prise. La réponse courte : le F pour les plages, les estrans à moins de deux mètres d’eau, les laminaires et les pêches de nuit en surface ; le S pour les digues, les tombants, le courant, le vent et la distance. Et si tu pêches un peu partout, le F en premier, le S dans la foulée.

Sommaire
F ou S en trente secondes
Tableau comparatif
Ce que les deux versions partagent
Flottant ou coulant : ce que la densité change vraiment
Le 112 F : le jerkbait des petits fonds et de la nuit
Le 112 S : le jerkbait de la distance, du vent et du courant
Les animations qui vont avec chaque version
Quel coloris choisir
Le guide d’achat par poste
Questions fréquentes
Sommaire
- F ou S en trente secondes
- Tableau comparatif D-Jerkbait SW 112 F et 112 S
- Ce que les deux versions partagent
- Flottant ou coulant : ce que la densité change vraiment
- Le 112 F : le jerkbait des petits fonds et de la nuit
- Le 112 S : le jerkbait de la distance, du vent et du courant
- Les animations qui vont avec chaque version
- Quel coloris choisir
- Le guide d’achat par poste
- Comment j’ai comparé ces deux leurres
- Avis de la rédaction
- Questions fréquentes sur le Daiwa D-Jerkbait SW 112
F ou S en trente secondes
Le F flotte, nage haut, remonte à l’arrêt et se lance bien par temps calme. Il est fait pour les plages, les estrans rocheux peu profonds, les parcs à huîtres, les champs de laminaires où il faut passer au-dessus des algues, et pour la nuit, quand les bars viennent chasser dans quelques dizaines de centimètres d’eau. Le S coule, nage plus bas, descend à l’arrêt et se lance plus loin, surtout dans le vent. Il est fait pour les digues et les jetées avec trois ou quatre mètres d’eau, les tombants, les veines de courant d’estuaire et les sorties de port, les jours où le vent de face transforme un flottant de 14 g en cerf-volant. Si tu ne pêches qu’un type de poste, prends la version qui lui correspond. Si tu pêches les deux, le F est le premier achat parce qu’il couvre les postes où le bar est le plus accessible du bord, et le S vient juste derrière.
Tableau comparatif D-Jerkbait SW 112 F et 112 S
| D-Jerkbait SW 112 F | D-Jerkbait SW 112 S | |
|---|---|---|
| Densité | Flottant | Coulant |
| Longueur | 11,2 cm | 11,2 cm |
| Poids | 14,3 g | 16,2 g |
| Comportement à l’arrêt | Remonte vers la surface | Descend lentement |
| Zone de nage | Proche surface, petits fonds | Plus profonde, tenue dans le courant |
| Distance de lancer | Bonne par temps calme | Supérieure, surtout dans le vent |
| Postes | Plages, estrans, laminaires, nuit | Digues, tombants, courant, vent |
| Coloris publiés | Max Laser, Li Chart Head Iwashi, Li Fuyajyo, Li Blue Pink Iwashi, Li Happy Lemmon, Li Kirameki | |
| Prix publié | 22,90 € | 22,90 € |
Caractéristiques et prix tels que publiés sur les fiches du revendeur au moment de la rédaction.
Ce que les deux versions partagent
Avant de les opposer, il faut dire ce qu’ils ont en commun, parce que c’est ce qui fait que le D-Jerkbait SW mérite sa place face aux jerkbaits de référence du bar. Le corps de 11,2 cm est dans le format exact que les bars de nos côtes prennent sans hésiter, assez long pour imiter un lançon ou un sprat adulte, assez compact pour qu’un poisson de 40 cm l’engame. Le profil est celui d’un jerkbait classique, à bavette courte, pensé pour le twitching et le linéaire plutôt que pour la plongée. La finition est le vrai argument de Daiwa : la gamme reprend le Laser Impact, une feuille holographique interne qui démultiplie les éclats lumineux à chaque changement de direction, et le Mirror CLE 360°, un système de réflexion qui renvoie la lumière sur toute la circonférence du corps et pas seulement sur les flancs, de sorte que le leurre reste visible d’en dessous et d’au-dessus. Pour un prédateur qui chasse à la vue dans l’eau claire de Bretagne ou de Méditerranée, c’est un argument concret, et c’est aussi ce qui rend ces coloris si différents en main des peintures classiques. Le fabricant positionne la gamme SW sur le bar et le tassergal, ce qui en dit long sur l’armement : des triples et des anneaux prévus pour l’eau salée et pour un poisson qui secoue fort.
Flottant ou coulant : ce que la densité change vraiment
Deux grammes d’écart, 14,3 contre 16,2, et pourtant tout change. La densité d’un jerkbait gouverne quatre choses. La profondeur de nage d’abord : un flottant est tiré vers la surface par sa flottabilité, il nage dans la pellicule supérieure et il faut tirer dessus pour le faire descendre ; un coulant est tiré vers le fond par son poids, il nage plus bas et il faut le ramener vite pour le garder haut. Le comportement à l’arrêt ensuite, et c’est le point le plus important pour le bar : à chaque pause, le F remonte doucement vers la surface, le nez légèrement en haut, comme un poisson blessé qui se laisse porter ; le S descend lentement en planant, comme un poisson qui coule. Les deux déclenchent des attaques, mais pas des mêmes poissons dans les mêmes situations : un bar posté sur le fond derrière un caillou monte sur un leurre qui plane au-dessus de lui ; un bar actif qui chasse en pleine eau prend un leurre qui coule dans sa trajectoire.
La distance de lancer vient en troisième : un coulant, plus dense, se lance plus loin et surtout plus droit dans le vent, ce qui en mer, où le vent de face est la norme, est souvent décisif. Et enfin la tenue dans le courant : dans une veine de courant d’estuaire, un flottant léger se fait porter en surface et dérive sans nager correctement, alors qu’un coulant s’enfonce, se cale dans le courant et vibre proprement. C’est pour ça qu’il n’existe pas de bonne densité dans l’absolu, seulement une bonne densité pour un poste, une profondeur et une météo. Et c’est pour ça que les pêcheurs de bar expérimentés ont presque toujours les deux dans la boîte.
Le 112 F : le jerkbait des petits fonds et de la nuit

Le F, c’est le jerkbait des pêches où le fond est proche. Sur une plage à faible pente à mi-marée, sur un estran rocheux couvert de laminaires où l’eau fait un mètre cinquante au-dessus des algues, dans un parc à huîtres ou sur une pointe à marée montante, un coulant se plante dans les algues ou accroche la roche à chaque pause ; un flottant passe au-dessus, s’arrête, remonte, et repart. Sa flottabilité en fait aussi le leurre de nuit par excellence : les bars qui montent chasser dans trente centimètres d’eau après le coucher du soleil prennent un leurre qui travaille en surface ou juste en dessous, ramené lentement en linéaire, et le F est exactement ça. Ses 14,3 g se lancent très correctement par temps calme sur une canne de 7 à 28 g ou de 10 à 35 g, et son animation la plus efficace, deux twitchs secs puis une pause de deux à trois secondes pendant laquelle il remonte, est celle qui prend les bars postés derrière les cailloux et les bars suiveurs qui hésitent.
Ses limites sont celles de tous les flottants légers. Dans le vent de face, il perd de la distance et retombe parfois de travers. Dans un courant soutenu, il est porté en surface et nage mal. Et si tu pêches une digue avec quatre mètres d’eau, il passera au-dessus des poissons les jours où ils sont collés au fond.
Pour qui : le pêcheur de plages, d’estrans, de laminaires, de parcs à huîtres, et le pêcheur de nuit. Pas pour qui : celui qui pêche surtout les digues profondes, le courant et les jours de vent, pour qui le S est fait.
Pour la canne à associer, un modèle long pour la distance du bord est un atout, et j’ai détaillé les choix dans mon guide sur la canne longue pour le bar du bord. Voici la fiche du D-Jerkbait SW 112 F et ses six coloris.
Le 112 S : le jerkbait de la distance, du vent et du courant

Le S, c’est le même leurre avec deux grammes de lest en plus, et ces deux grammes en font le jerkbait des pêches ouvertes. Sur une digue ou une jetée avec trois ou quatre mètres d’eau, il descend dans la zone où se tiennent les bars quand ils ne chassent pas en surface, et il y reste pendant les pauses au lieu de remonter. Dans une sortie d’estuaire ou un raz de courant, il se cale dans la veine, nage proprement et imite un petit poisson emporté qui lutte pour tenir. Dans le vent de face, ses 16,2 g et sa densité le font voler droit, et c’est souvent lui qui atteint la chasse que le F n’atteint pas. Il se lance sur les mêmes cannes que le F, et il accepte des récupérations plus rapides, ce qui en fait aussi le leurre des bars actifs qui chassent en pleine eau et qui veulent une proie qui fuit.
Ses limites sont le miroir de celles du F : sur un fond à un mètre couvert de laminaires, il accroche à chaque pause ; de nuit, en très peu d’eau, il nage trop bas ; et il demande un peu plus d’attention dans l’animation, parce qu’une pause trop longue le fait descendre jusqu’au fond. C’est un leurre qui se pêche en gardant le contact, pas un leurre qu’on laisse travailler.
Pour qui : le pêcheur de digues, de tombants, de courant, et celui qui pêche souvent dans le vent ou qui veut de la distance. Pas pour qui : celui qui pêche surtout les petits fonds encombrés et la nuit, pour qui le F est fait.
Si la distance est ta préoccupation première, mon guide sur le leurre pour pêcher le bar à longue distance du bord va plus loin. Voici la fiche du D-Jerkbait SW 112 S.
Les animations qui vont avec chaque version
Avec le F, l’animation de base est le twitch et pause : deux ou trois coups de scion secs, canne basse, en rendant la main entre chaque coup pour que le leurre parte sur le côté et non vers toi, puis une pause de deux à quatre secondes pendant laquelle il remonte. Les attaques arrivent presque toujours à la reprise ou pendant la remontée. De nuit, oublie les twitchs : un linéaire lent et régulier, le leurre à peine sous la surface, avec une pause de temps en temps, est ce qui marche. Dans les laminaires, tu peux même l’animer en surface comme un petit stickbait, en l’arrêtant sur les trouées.
Avec le S, le linéaire soutenu en gardant le contact est la base dans le courant : tu lances en amont, tu laisses le leurre descendre une seconde, et tu récupères à une vitesse qui le garde en nage sans le faire remonter, en marquant un ou deux twitchs quand il passe dans la veine. Sur une digue, l’animation en escalier est redoutable : tu laisses couler trois secondes, tu fais deux twitchs, tu laisses couler, et ainsi de suite, pour explorer toute la colonne d’eau jusqu’au fond. Et sur les chasses, la récupération rapide et régulière avec de brèves accélérations imite un poisson en fuite et déclenche les bars actifs. Pour la technique du jerkbait en général, mon comparatif du meilleur jerkbait pour le bar détaille les gestes et les modèles.
Quel coloris choisir
Les six coloris sont communs aux deux versions, et ils se répartissent en trois familles. Les imitations naturelles, Li Blue Pink Iwashi et Li Kirameki, dos bleu ou argenté et flancs holographiques, sont les coloris d’eau claire et de plein jour, pour imiter le sprat et le lançon. Les coloris à tête contrastée, Li Chart Head Iwashi, tête chartreuse sur corps naturel, sont ceux de l’eau légèrement teintée et des ciels couverts, où le point de couleur aide le bar à cibler. Et les coloris de contraste, Max Laser, Li Fuyajyo et Li Happy Lemmon, flashy ou sombres, sont ceux de l’aube, du crépuscule, de la nuit et de l’eau chargée. Si tu ne prends qu’un F, prends-le en Li Blue Pink Iwashi pour le jour et en Li Fuyajyo pour la nuit ; si tu ne prends qu’un S, prends-le en Li Kirameki ou en Li Chart Head Iwashi pour le courant et les digues.
Le guide d’achat par poste
Plages à faible pente, estrans rocheux peu profonds, parcs à huîtres, champs de laminaires : 112 F. Pêche de nuit en très peu d’eau : 112 F. Digues, jetées, tombants de trois mètres et plus : 112 S. Sorties d’estuaire, raz, veines de courant : 112 S. Jours de vent de face et postes où la distance compte : 112 S. Bateau le long des roches, en dérive sur deux à quatre mètres : 112 S en priorité, 112 F sur les têtes de roche. Un seul leurre pour tout le littoral : 112 F d’abord, parce qu’il couvre les postes où le bar du bord est le plus accessible, et le 112 S dès que tu peux.
Sur la canne, les deux versions se pêchent avec le même matériel : une canne de 2,40 à 2,70 m de 7 à 28 g ou de 10 à 35 g, d’action rapide pour que les twitchs soient secs, un moulinet de taille 3000 à 4000 garni de tresse PE 1 à 1,5 et un bas de ligne fluorocarbone de 25 à 30 centièmes d’un mètre. Mon guide sur les Westin Powerstick W2 et W8 et celui sur la canne pour débuter la pêche en mer au leurre couvrent les modèles adaptés.
Comment j’ai comparé ces deux leurres
Les caractéristiques, poids, taille, densité, coloris, finitions et prix, sont celles publiées par le fabricant et le revendeur. Le reste est de l’analyse appuyée sur la physique d’un jerkbait et sur la pratique de la pêche du bar : ce qu’un flottant et un coulant font à l’arrêt, dans le vent et dans le courant ne dépend pas de la marque. Je n’ai inventé ni prise ni test comparatif. Les prix peuvent varier, vérifie-les sur la fiche.
Avis de la rédaction
Le D-Jerkbait SW 112 est un jerkbait sérieux à moins de 25 euros, dans le format qui prend le plus de bars sur nos côtes, avec une finition qui le place au-dessus de son prix. La question F ou S n’a pas de réponse universelle, mais elle a une réponse pour toi : regarde la profondeur de ton poste principal et la météo que tu as le plus souvent. Petits fonds, nuit, calme : le F. Digue, courant, vent : le S. Et si tu pêches tout ça au gré des marées, prends les deux, c’est exactement le cas où doubler un leurre est le meilleur investissement de la boîte. Avant de garder un poisson, vérifie la taille légale du bar et la réglementation de ta zone, période de fermeture, quota et marquage, qui diffèrent entre la Manche et l’Atlantique et évoluent régulièrement.
Questions fréquentes sur le Daiwa D-Jerkbait SW 112
Quelle différence entre le D-Jerkbait SW 112 F et le 112 S ?
Le F est flottant, 14,3 g, il nage près de la surface et remonte à l’arrêt ; le S est coulant, 16,2 g, il nage plus bas, descend à l’arrêt et se lance plus loin. Même corps de 11,2 cm, mêmes coloris, même prix.
Faut-il prendre le flottant ou le coulant pour le bar ?
Le flottant pour les plages, les estrans peu profonds, les laminaires et la nuit ; le coulant pour les digues, les tombants, le courant et les jours de vent. Si tu pêches un peu partout, prends d’abord le F, puis le S.
Quelle canne pour le D-Jerkbait SW 112 ?
Une canne de 2,40 à 2,70 m de 7 à 28 g ou de 10 à 35 g, d’action rapide, avec un moulinet 3000 à 4000, de la tresse PE 1 à 1,5 et un bas de ligne fluorocarbone de 25 à 30 centièmes.
Comment animer le D-Jerkbait SW 112 F ?
Deux ou trois twitchs secs canne basse, puis une pause de deux à quatre secondes pendant laquelle il remonte. De nuit, un linéaire lent et régulier juste sous la surface est plus efficace.
Le D-Jerkbait SW 112 S accroche-t-il le fond ?
Sur des fonds de moins de deux mètres encombrés d’algues, oui, s’il est animé avec des pauses longues. Il est conçu pour les postes de trois mètres et plus et le courant, où il doit être pêché en gardant le contact.