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Guide Materiel de pêche

Quel moulinet pour le jigging vertical en mer ? Saragosa SW, Cedros, W4 C-SW, Stealz, Twin Power

Un moulinet de jigging encaisse tout : jigs lourds, remontées répétées, embruns. Les quatre critères qui comptent, la bonne taille, et le comparatif Saragosa SW A, Cedros, W4 C-SW, Stealz et Twin Power SW.

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twin power certate avis

Le moulinet de jigging est celui qu’on maltraite le plus. Il descend un jig de 150 g à 50 mètres, il le remonte trente fois par dérive, il prend des paquets de mer sur le pont, il pompe un lieu de 5 kg qui plonge sur l’épave, et on lui demande de recommencer la semaine suivante sans que le frein ait bougé. Un moulinet de lancer, même excellent, n’est pas fait pour ça : son bâti travaille en flexion à chaque tour de manivelle sous charge, son ratio rapide manque de couple, et son frein, calibré pour des rushs courts, chauffe sur une remontée de deux minutes. Le jigging vertical demande un moulinet pensé pour la traction, et c’est ce que je vais t’aider à choisir.

Dans ce guide, je t’explique les quatre critères qui comptent vraiment pour un moulinet de jigging, à quoi servent les ratios lents, comment lire un chiffre de frein, puis je compare les modèles du catalogue qui tiennent ce programme, à partir de leurs caractéristiques publiées : le Shimano Saragosa SW A, l’Okuma Cedros, le Westin W4 C-SW, le Tailwalk Stealz et le Shimano Twin Power SW. Si tu veux la réponse courte : pour le lieu en Manche et en Atlantique avec des jigs de 60 à 150 g, le Saragosa SW A en 6000 HG est le meilleur rapport entre robustesse, frein et prix. Pour les autres situations, lis la suite.

Moulinet Shimano Saragosa SW A pour le jigging vertical

Sommaire
  1. Les quatre critères d’un moulinet de jigging
  2. Quelle taille de moulinet pour le jigging vertical ?
  3. Shimano Saragosa SW A : la référence robuste à 220 euros
  4. Okuma Cedros : le frein DFD et le meilleur prix
  5. Westin W4 C-SW : le moulinet d’eau froide pour le jigging côtier léger
  6. Tailwalk Stealz : le tout aluminium et inox à 350 euros
  7. Shimano Twin Power SW : quand on veut le ratio PG et la finesse
  8. Le verdict par profil
  9. Comment le garnir et l’entretenir
  10. Avis de la rédaction
  11. Questions fréquentes sur le moulinet de jigging vertical

Les quatre critères d’un moulinet de jigging

Le premier critère, c’est la rigidité du bâti. En jigging, tu ne récupères jamais à vide : tu remontes un jig de 100 à 200 g contre le courant, puis un poisson. Chaque tour de manivelle met le train d’engrenages sous charge, et si le bâti fléchit, les dents de la roue de commande et du pignon s’engrènent mal, la récupération durcit et l’usure s’accélère. Un bâti en aluminium, idéalement épais ou monocoque, est le minimum ; le composite est à réserver aux pêches légères.

Le deuxième critère, c’est le couple, et il dépend du ratio et du diamètre de la roue de commande. Un ratio lent, 4.4 à 5.0:1, demande moins d’effort par tour sous charge, ce qui compte quand tu remontes un jig de 150 g pendant quarante mètres. Un ratio rapide, 5.8 à 6.2:1, remonte plus de ligne par tour mais demande plus de force. Pour le jigging rapide sur le lieu et la bonite, un ratio moyen de 5.6 à 5.8:1 est le bon compromis ; pour le jig lourd et profond, un ratio lent est préférable. Et plus le moulinet est grand, plus sa roue de commande est large, plus le couple est élevé à ratio égal, ce qui est une des raisons de prendre un 6000 plutôt qu’un 4000 même pour des poissons modestes.

Le troisième critère, c’est le frein, et pas seulement sa valeur maximale. Un chiffre de 15 kg ne te sert à rien, tu ne pêcheras jamais à 15 kg de frein avec une PE 2. Ce qui compte, c’est la progressivité au démarrage, parce qu’un lieu prend le jig à la descente et que le frein doit céder proprement au premier coup de tête, et l’endurance, parce qu’un combat sur une épave par 40 mètres peut durer et que le frein ne doit pas durcir en chauffant. Les disques carbone et les systèmes de dissipation thermique sont là pour ça.

Le quatrième critère, c’est l’étanchéité. Le jigging se pratique en bateau, souvent par mer formée, avec des embruns permanents, et le moulinet passe sa vie posé dans un fond de cockpit mouillé. Joints, roulements traités anticorrosion et frein étanche ne sont pas des options, ce sont les conditions pour que le moulinet existe encore dans trois saisons.

Quelle taille de moulinet pour le jigging vertical ?

La taille se choisit sur deux paramètres : la tresse et la canne. Pour le lieu et le bar en Manche et en Atlantique sur des fonds de 20 à 50 mètres, on pêche en PE 1.5 à 2, et il faut 200 à 300 mètres sur la bobine, ce qui correspond à une taille 5000 ou 6000 selon les marques. Pour la sériole en Méditerranée et les pêches plus profondes avec des jigs de 150 à 250 g, on passe en PE 2.5 à 3 et en taille 8000. Côté canne, une W2 Jigging ou une Tidal Spirit, dont j’ai détaillé le choix dans mon guide sur la canne de jigging vertical en mer, s’équilibre avec un 5000 ou un 6000 ; une canne de jig lourd en max 250 g appelle un 8000.

Shimano Saragosa SW A : la référence robuste à 220 euros

Le Saragosa SW A est publié en tailles 5000 XG, 6000 HG, 8000 HG, 10000 PG, 14000 XG, 18000 HG, 20000 PG et 25000, avec des prix d’environ 220 euros en 5000 et 6000, 230 en 8000, 250 en 10000 et 14000, et au-delà pour les très grandes tailles. Le revendeur le décrit comme un modèle emblématique, réputé pour sa solidité dans les pratiques lourdes et notamment en jigging, avec des bâtis d’une belle épaisseur de matière, un frein de 10 à 20 kg selon les tailles, et la technologie X-Protect qui empêche l’eau d’entrer dans le bâti.

Pour le jigging côtier, c’est le choix rationnel. Le 6000 HG, à ratio moyen, est le moulinet de lieu et de bar en verticale par excellence : assez de contenance pour 250 mètres de PE 2, assez de couple pour remonter un jig de 150 g, un frein dimensionné pour des poissons bien plus gros que ce que tu croiseras, et une étanchéité de référence. Le 8000 HG prend le relais pour la sériole et les jigs de 200 g, et le 10000 PG, à ratio lent, est la version jig lourd et profond. Ce que tu n’as pas pour ce prix : la finesse de récupération d’un Twin Power ou d’un Stella, et un poids contenu ; le Saragosa est un moulinet costaud, et il le fait sentir. Pour un pêcheur de lieu qui sort dix à vingt fois par an, c’est un moulinet qui dure, et c’est ce que je conseillerais en premier. Voici la fiche du Saragosa SW A avec toutes les tailles.

Okuma Cedros : le frein DFD et le meilleur prix

Le Cedros est publié en quatre tailles : 5000H à 397 g, ratio 5.8:1, 95 cm par tour, frein 15 kg, environ 163 euros ; 6000H à 405 g, 5.8:1, 101 cm, 15 kg, 165 euros ; 8000 à 624 g, 5.4:1, 104 cm, 20 kg, 172 euros ; 10000 à 643 g, 5.4:1, 112 cm, 20 kg, 176 euros. Son argument principal est le frein Dual Force Drag, un système multidisque qui, d’après la fiche, permet des réglages très fins et une modulation progressive sous tension, avec un amorti qui préserve le fil et les montages. Le bâti utilise la technologie Litecast pour réduire le poids sans sacrifier la rigidité, avec un revêtement anticorrosion CRC, des engrenages haute densité HDGII, 6 roulements inox plus 1 à aiguilles, un anti-retour Quick-Set, un pignon en laiton usiné, une bobine aluminium et une manivelle à visser directement sur le bâti.

Moulinet Okuma Cedros

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 15 kg de frein et 405 g en 6000 pour 165 euros, c’est le meilleur rapport entre spécifications et prix du comparatif. Le ratio 5.8:1 avec 101 cm par tour est parfait pour le jigging rapide sur le lieu, et le frein DFD, pensé pour la progressivité, est précisément ce qu’il faut sur les prises à la descente. Le 8000 en 5.4:1 avec 20 kg est une vraie option sériole et jig lourd à moins de 175 euros. Ce que tu dois savoir : la manivelle à visser directement est un gage de solidité, mais le Cedros reste un moulinet lourd à taille égale, avec 624 g en 8000. Pour celui qui débute le jigging ou qui ne veut pas investir plus de 170 euros dans un moulinet qui va vivre dans le sel, c’est un choix très solide. Voici la fiche de l’Okuma Cedros.

Westin W4 C-SW : le moulinet d’eau froide pour le jigging côtier léger

Le W4 C-SW est publié en trois tailles : 3000 à 298 g, ratio 5.3:1, frein 5,5 kg, 5+1 roulements, 209 euros ; 4000 à 312 g, 7 kg, 219 euros ; 5000 à 372 g, 9 kg, 229 euros. Le fabricant le destine explicitement à l’eau salée froide et aux combats en eaux côtières, du jigging sur fonds agités au lancer le long des côtes. Bâti rigide en alliage K-Alloy, 5+1 roulements inox étanches, 14 joints et un indice de protection IPX5, anti-retour instantané étanche en inox, frein Carbon Matrix étanche, bobine en aluminium forgé à double anodisation, poignée aluminium usinée CNC.

Il faut être clair sur sa place : avec un 5000 à 9 kg de frein et un ratio 5.3:1, le W4 C-SW est un moulinet de jigging côtier léger, pour les jigs de 40 à 100 g sur le lieu et le bar de plateau, et de lancer dans les roches, pas un moulinet de jig lourd. Mais dans ce registre, il a deux arguments sérieux : une étanchéité documentée avec un indice IPX5 et 14 joints, et un ratio lent qui donne du couple sur un moulinet compact. C’est le moulinet du pêcheur en Manche et en Mer du Nord qui alterne verticale légère avec une Powerstick ou une Precision Cast et lancer sur les chasses, et qui pêche quand il fait froid et mouillé. Pour le jig de 150 g sur épave, prends plus gros. Voici la fiche du Westin W4 C-SW.

Tailwalk Stealz : le tout aluminium et inox à 350 euros

Le Stealz est publié en 6000 à 405 g, ratio 5.6:1, 104 cm, frein 11 kg, 349 euros ; 8000 à 535 g, 5.6:1, 114 cm, 11 kg, 369 euros ; 14000 à 725 g, ratio lent, 114 cm, 20 kg, 389 euros. La fiche insiste sur la construction : bâti et rotor en aluminium, arbre d’entraînement, engrenages et pièces sous contrainte en acier inoxydable haute résistance, roulements inox, frein à rondelles Carbontex avec 3 inserts sur les 6000 et 8000 et 5 sur le 14000, bobine long cast anti-perruque, bouton de frein en aluminium usiné à froid et poignée aluminium vissée sur le bâti.

Moulinet Tailwalk Stealz

Le Stealz est le moulinet de celui qui veut une mécanique en métal de bout en bout, sans composite ni zinc, pour un usage intensif. Les engrenages en inox sont rares à ce prix et c’est l’argument qui compte en jigging, où le train d’engrenages encaisse tout. Le 6000 en 5.6:1 avec 104 cm est un très bon moulinet de lieu et de bar en verticale, un peu moins puissant en frein que le Cedros sur le papier, avec 11 kg contre 15, mais avec une construction d’un autre niveau. Le 8000 vise la sériole et les jigs de 150 à 200 g, et le 14000 le jig lourd et les pélagiques. Il est aussi cité dans mon comparatif des meilleurs moulinets pour le thon pour ses grandes tailles. Voici la fiche du Tailwalk Stealz.

Shimano Twin Power SW : quand on veut le ratio PG et la finesse

Le Twin Power SW C est publié de la taille 4000 à la 14000, avec des ratios PG, HG ou XG selon les tailles, et des prix d’environ 409 euros en 5000 et 6000 et 479 à partir du 8000. Pour le jigging, c’est le 6000 PG qui m’intéresse : un ratio lent sur un bâti SW avec 11 roulements, le Silent Drive et le Heatsink Drag qui évacue la chaleur de la bobine en combat. C’est le moulinet de celui qui pêche beaucoup, qui veut la récupération la plus douce du comparatif sous charge, et qui est prêt à payer deux fois le prix d’un Saragosa pour ça. J’ai comparé en détail ce moulinet au Daiwa Certate HD dans un duel dédié, Twin Power SW ou Certate HD LT, où je détaille son bâti et son frein. Voici la fiche du Twin Power SW C.

Le verdict par profil

Tu débutes le jigging sur le lieu en Manche ou en Atlantique, jigs de 60 à 150 g, budget serré : Okuma Cedros 6000H. Quinze kilos de frein progressif pour 165 euros, difficile de faire plus rationnel.

Même programme, tu veux la référence qui dure et l’étanchéité X-Protect : Saragosa SW A 6000 HG. C’est mon choix par défaut.

Tu alternes verticale légère et lancer en eau froide, jigs de 40 à 100 g, avec une canne polyvalente : Westin W4 C-SW 5000.

Tu veux une mécanique tout métal pour un usage intensif, et tu pêches aussi la sériole : Tailwalk Stealz 6000 ou 8000.

Tu veux le meilleur, avec un ratio lent et la récupération la plus douce : Twin Power SW 6000 PG.

Tu descends des jigs de 200 g et plus ou tu vises des poissons de plus de 10 kg : Saragosa SW A 10000 PG, Cedros 8000 ou Stealz 14000, et là c’est le programme thon et sériole qui commence.

Comment le garnir et l’entretenir

Pour le lieu et le bar en verticale, 250 mètres de tresse 8 brins en PE 1.5 à 2, de préférence multicolore avec des marques tous les 10 mètres pour connaître la profondeur de ton jig, et un bas de ligne fluorocarbone de 45 à 55 centièmes sur 2 à 3 mètres. Pour la sériole et le jig lourd, PE 2.5 à 3 et fluorocarbone de 60 à 80 centièmes. Règle ton frein à un tiers de la résistance de la tresse, soit 4 à 5 kg sur une PE 2, et vérifie-le à la main à chaque sortie. L’entretien fait toute la différence en jigging : rinçage à l’eau douce tiède sans pression après chaque sortie, frein desserré pour le stockage, et une goutte d’huile sur l’axe de pick-up et la manivelle une fois par mois en saison. Pour la canne qui va avec, mon guide sur la canne de jigging vertical en mer détaille les puissances, et pour l’animation, celui sur les techniques pour animer un jig en mer.

Avis de la rédaction

Le moulinet de jigging est l’achat où le marketing fait le plus de dégâts, parce que les chiffres de frein impressionnent et que personne ne te dit que tu pêcheras à 5 kg. Ce qui compte, c’est le bâti, le couple et l’étanchéité, et sur ces trois points le Saragosa SW A et le Cedros font l’essentiel du travail pour moins de 230 euros. Le Stealz et le Twin Power apportent de la finesse mécanique et une durée de vie supérieure, et ils se justifient pour celui qui pêche beaucoup. Le W4 C-SW est à part : c’est un moulinet côtier de jigging léger, excellent dans son registre, à ne pas confondre avec un moulinet de jig lourd. Choisis d’abord ta taille sur ta tresse et ta canne, ensuite ton ratio sur ta profondeur, et seulement après ton budget. Et comme toujours, vérifie les tailles légales et la réglementation en vigueur sur ta zone pour le lieu, le bar et la sériole avant de garder un poisson.

Questions fréquentes sur le moulinet de jigging vertical

Quelle taille de moulinet pour le jigging vertical en mer ?

Une taille 5000 ou 6000 pour le lieu et le bar avec de la PE 1.5 à 2 et des jigs de 60 à 150 g, une taille 8000 pour la sériole et les jigs de 150 à 250 g en PE 2.5 à 3.

Quel ratio de moulinet pour le jigging ?

Un ratio moyen de 5.6 à 5.8:1 pour le jigging rapide sur le lieu et la bonite, un ratio lent de 4.4 à 5.0:1 pour le jig lourd et profond où le couple compte plus que la vitesse.

Quel moulinet de jigging pas cher pour le lieu ?

L’Okuma Cedros 6000H, avec 15 kg de frein, un ratio 5.8:1 et un frein progressif DFD pour environ 165 euros, est le meilleur rapport entre spécifications et prix du catalogue.

Faut-il un moulinet étanche pour le jigging ?

Oui, le jigging se pratique en bateau sous les embruns et le moulinet vit dans un cockpit mouillé. Des joints, des roulements anticorrosion et un frein étanche sont indispensables pour qu’il dure plusieurs saisons.

Quel frein pour le jigging sur le lieu ?

Un frein progressif au démarrage, réglé autour de 4 à 5 kg sur une PE 2, soit un tiers de la résistance de la tresse. La valeur maximale annoncée compte moins que la progressivité et l’endurance en combat.